Issus pour la plupart de l’Orchestre de Paris ou des formations les plus prestigieuses, les musiciens du Sirba Octet proposent une lecture originale du répertoire klezmer, yiddish et tzigane.

Richard Schmoucler

violon & directeur artistique

Titulaire à l’Orchestre de Paris depuis 1998, Richard Schmoucler se forme au CNSM de Paris avec Gérard Poulet, Maurice Moulin, Devy Erlih et Alexis Galpérine en classe de violon et avec Bruno Pasquier et David Walter pour la musique de chambre. Il obtient un premier prix de violon et un premier prix à l’unanimité de musique de chambre en 1990. Il se perfectionne auprès d’Ivry Gitlis, avec Maya Glézarova au Conservatoire Tchaïkovski puis avec Tibor Varga et Myriam Solovief. Lauréat de la Fondation Bleustein-Blanchet et de la Fondation de France, il est régulièrement invité en tant que violon solo par l’Orchestre de chambre d’Auvergne et de Toulouse, par l’Orchestre Pasdeloup et l’Orchestre Lamoureux. Il a été 1er violon de l’ensemble Musique Oblique de 2010 à 2014. Fondateur du Sirba Octet en 2003, Richard Schmoucler est à l’origine de la création des quatre programmes de l’ensemble et de son développement. Il donne des masterclasses et des concerts (Académie Festival des Arcs, PESM de Bourgogne, Orschule de Bydgoszcz en Pologne…).  Il crée en novembre 2012 au Borusan Art Center d’Istanbul la première mondiale de la sonate Frises pour violon et électronique de Kaija Saariaho dont il est dédicataire. Il est depuis 2011 responsable pédagogique de l’Orchestre Atelier Ostinato. En 2016, il est nommé professeur de préparation au concours d’orchestre au CRR de Paris.

Christian Brière

Violon

Christian Brière obtient un 1er Prix de violon et de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il étudie par la suite le répertoire romantique auprès de Christian Ferras et Gérard Jarry et travaille auprès de Jean Hubeau des œuvres méconnues de compositeurs français. Il entre à l’Orchestre de Paris en 1983, et accède bientôt au poste de soliste dans cette formation. Violon solo invité, Il se produit en concert avec les orchestres Philharmonia, Erwartung, l’Orchestre de chambre de Jean-François Paillard ou encore l’Orchestre français de musique légère avec lequel il participe en 1992 à l’Histoire du Soldat de Igor Stravinski mis en scène et joué par le comédien Jean Rochefort. Il forme également avec Simon Schembri un duo violon et guitare qui explore le répertoire de Jacques Ibert à Astor Piazzolla. Il est Violon solo de l’Orchestre Lamoureux jusqu’en 2014 et se produit régulièrement avec l’ensemble de tango Carrasco «H» Quartet.

David Gaillard

Alto

Fils d’un guitariste rock et d’une conteuse, David Gaillard aborde la musique par la transmission orale et l’improvisation. Enrichissant ce bagage par une formation complète au conservatoire de Mulhouse (1er premiers prix à l’unanimité de violon, piano, formation musicale, classes d’écriture et direction d’orchestre), il est amené à se produire très tôt sur scène, indifféremment au sein de formations classique, jazz ou rock. Reçu premier nommé au CNSM de Paris, il y remporte le premier prix d’alto avec les félicitations du jury, ainsi que le premier prix d’harmonie et le deuxième prix de contrepoint, avant d’intégrer le cycle de perfectionnement ; ses maîtres sont Jean Sulem, Bruno Pasquier, Hatto Beyerle, Veronika Hagen. Par la suite, David Gaillard entre à l’Orchestre de Paris au poste d’alto solo et enfin prend la succession de Bruno Pasquier au CNSM de Paris. Chambriste apprécié, il se produit sur les plus grandes scène internationales aux côtés d’artistes tels que Menahem Pressler, Christoph Eschenbach… Il fait également partie du quatuor Les Dissonances avec David Grimal, Hans-Peter Hoffmann et Xavier Phillips. Artiste classique reconnu, David Gaillard n’en a pas pour autant oublié son goût pour toutes les musiques et n’a de cesse d’élargir son horizon. Membre du Sirba Octet, ensemble yiddish réputé avec à son actif cinq disques salués par la presse, il a rejoint Jean-Philippe Viret au sein de son quartet « Supplément d’âme », qui s’est notamment produit au Paris Jazz Festival.

Claude Giron

Violoncelle

1er Prix du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en violoncelle et musique de chambre dans les classes de Roland Pidoux et Michel Strauss, Claude Giron part à l’âge de 21 ans se perfectionner auprès d’Aldo Parisot à l’université de Yale (États-Unis), et y obtient un Master of music ainsi qu’un Artist Diploma. Elle entre en 1994 à l’Orchestre Philharmonique de Radio France, puis en 1998 à l’Orchestre de Paris. Claude Giron se produit également en quatuor et en orchestre de chambre (European Camerata, Octuor de Paris …), et a enregistré un CD avec le pianiste de jazz Ahmad Jamal. Membre du groupe américain Pink Martini, elle a fait de nombreuses tournées européennes et aux États-Unis entre 2000 et 2007.

 

Bernard Cazauran

Contrebasse

Bernard Cazauran est membre de l’Orchestre de Paris depuis sa création en 1967, et contrebasse solo de 1979 à 2012. Il a été lauréat du concours de Genève. Il se produit sur de nombreuses scènes en musique de chambre notamment avec Daniel Barenboim, mais egalement dans le domaine du jazz avec Basse Fusion ou du tango avec le Carrasco « H » Quartet. Il a enseigné 15 ans au CNSM de Lyon.

Philippe Berrod

Clarinette

Premier clarinettiste solo de l’Orchestre de Paris depuis 1995, Philippe Berrod est régulièrement invité à jouer en soliste dans un répertoire allant du concerto de Mozart au « dialogue de l’ombre double » de P.Boulez. Premier prix du CNSMDP dans la classe de Guy Deplus, il est lauréat de nombreux concours internationaux. Il a été nommé professeur de clarinette au CNSMDP en 2011. Philippe Berrod a réalisé de nombreux enregistrements comme le coffret « Les Vents français » paru chez Sony Classical – Indésens, l’album « Art of Clarinet », ainsi que les intégrales de musique de chambre avec vents de Saint-Saëns et de Poulenc, unanimement récompensées par la presse et nominé aux victoires de la Musique en 2011. Philippe Berrod est depuis 2010 conseiller artistique auprès de la manufacture française d’instruments à vents Henri Selmer-Paris.

Christophe Henry

Piano

Après des études au CNSM de Paris jalonnées par une série de premiers prix dans les classes d’Alain Planès pour le piano, Michel Chapuis pour l’orgue, Bruno Pasquier pour la musique de chambre et Jean Koerner pour l’accompagnement, Christophe Henry se perfectionne auprès de Menahem Pressler au Banff Arts Festival (Canada). Pianiste, organiste, il participe aux productions de l’Orchestre Philharmonique de Radio-France, l’Orchestre National de France, l’Orchestre de Paris, l’Orchestre de Lyon, Chœur de Radio-France et se produit avec eux dans les plus grandes salles à Pékin, Tokyo, Séoul, Paris, Vienne, Théâtre Antique d’Orange…En 2009, il enregistre le piano-pédalier de C-V ALKAN, pièce unique exposée au musée de la musique à Paris. En 2011, il est chambriste avec le quatuor Ludwig et en 2012, soliste avec le chœur Accentus au Mozarteum lors du festival de Salzbourg. Claviériste polyvalent, passionné par le jazz, il reçoit les conseils avisés du pianiste Emil Spanyi, du vibraphoniste Philippe Macé et du batteur Georges Paczinski avec qui il a joué en trio.

Iurie Morar

Cymbalum

Iurie Morar se forme au Conservatoire national supérieur de Moldavie (URSS) et remporte le concours Stefan Neaga à Chisinau, avant de poursuivre sa formation en France au CNR de Strasbourg avec Detlef Kieffer. Invité par de nombreux ensembles, il se produit dans des formations populaires, mais aussi au sein d’orchestres symphoniques et en musique de chambre avec des artistes comme Laurent Korcia, Sarah Nemtanu avec laquelle il enregistre un CD et Gilles Apap avec qui il enregistre l’album Transilvanian Lointain Boys. En 2010, il est invité par l’Orchestre de Paris pour jouer Stèle pour orchestre, op.33 de György Kurtag dirigé par Pierre Boulez. Iurie Morar est par ailleurs arrangeur et chef d’orchestre et crée en 2012 Le Grand orchestre pour lequel il compose et dirige deux programmes. Tzars, projet musical autour de la musique caucasienne et d’Europe de l’Est pour orchestre et danseurs, et Atmosphère autour de la musique de film, du cinéma muet en noir et blanc de Chaplin aux grands films Hollywoodien. Iurie Morar joue sur un cymbalum de manufacture hongroise « Bohak ».

Isabelle Georges

Chant & Claquettes

Isabelle a grandi au son des vocalises de sa maman, des gammes de sa grand-mère et des contes fantastiques que lui racontait son père. Elle fait ses premiers pas avec la compagnie Victor Cuno dans From Harlem to Broadway, puis joue dans Marilyn de Montreuil, Chère Daisy, Happy Feet, La crise est finie et devient ce que les Anglo-Saxons appellent une “triplethreat” : elle chante, danse et joue la comédie.

Elle enchaine les premiers rôles dans Barnum (J. P. Lucet/Les Célestins), Le Passe Muraille (A. Sachs/Théâtre des Bouffes Parisiens), Nymph Errant (R. Redfarn/ Chichester Festival, UK), Chantons sous la pluie (J. L. Grinda/Théâtre de la Porte Saint- Martin), La Périchole (J. Savary/Théâtre National de Chaillot), L’Air de Paris (T. Harcourt/Théâtre Le Comédia), Et si on chantait (D. Bréval/Espace Cardin) et Titanic (J. L.Grinda/Opéra Royal de Wallonie) où elle rencontre Maury Yeston et Frederik Steenbrink.

Avec ce dernier, elle écrit et interprète Une étoile et moi, son hommage à Judy Garland, à Paris puis au Fringe Festival d’Edimbourg 2005 où elle obtient le Fringe Report Award de la meilleure chanteuse. S’ensuivent plusieurs tournées en Angleterre, aux Pays-Bas, le Festival de Cabaret d’Adélaïde 2007 en Australie et le Théâtre Antoine en 2011 dans une mise en scène d’Éric Métayer.

Isabelle crée la version française de December Songs de Maury Yeston, au Théâtre du Renard puis au Festival d’Avignon 2006. Elle enregistre le cd au Nola Studio à New York, et fait un concert à Tower Records pour sa sortie chez PS Classics. De retour en France, elle enregistre Something To Live For avec le pianiste de jazz René Urtreger et joue aux côtés de Jean-Claude Dreyfus dans Petit traité de manipulation au XXème Théâtre. Elle conçoit et interprète La French Touche au Fringe Festival d’Edimbourg 2007 et Du Shtetl à New York avec Richard Schmoucler et le Sirba Octet au Festival d’Ile-de-France 2007, au Théâtre de l’Européen en 2008, à la Cigale en 2009 ainsi qu’au Concertgebouw (Pays-Bas) et au Schleswig-Holstein Musik festival 2010.

Avec Josette Milgram, Isabelle conçoit Cabaret Terezin qu’elle met en scène et interprète au Théâtre Marigny. Avec Richard Schmoucler, elle imagine Yiddish Rhapsody qu’elle interprète avec le Sirba Octet et l’Orchestre Symphonique de Pau au Palais de Beaumont, à la Cigale en 2009, au Théâtre des Champs Elysées avec l’orchestre Lamoureux, en 2010 et à la Philharmonie de Liège avec l’Orchestre Royal Philharmonique de Liège en 2015.

Incitée par Daniel Klajner, elle se penche sur l’histoire de Norbert Glanzberg et conçoit, avec Jean-Luc Tardieu, le spectacle Padam Padam, l’un des grands succès de l’année 2011 (Théâtre La Bruyère, Théâtre des Mathurins et Théâtre de La Gaîté Montparnasse.)

Isabelle est lauréate de la fondation Charles Oulmont. Elle a été l’invitée exceptionnelle des Victoires de la musique classique 2011, de Musiques en fête aux Chorégies d’Orange 2011 et du festival Radio Classique 2012 dans la mythique salle de l’Olympia.

À la demande de Laurent Valière, elle conçoit, pour le festival France Musique Les mélodies du bonheur, un programme de 50 minutes ayant pour thème la comédie musicale. Passionnée par le sujet, elle transforme, avec l’aide de Jean-Luc Tardieu, l’émission en spectacle.  Broadway en chanté se jouera pour 120 représentations à Paris (Théâtre La Bruyère, Théâtre Déjazet), sera l’invité du Festival Fringe d’Edimbourg 2013 et de la Folle Journée de Nantes 2014.

Avec Frederik Steenbrink, Isabelle créé et interprète un programme autour de la Comédie musicale américaine avec l’Orchestre Royal Philharmonique de Liège sous la direction de Fayçal Karoui Broadway Symphonique au Concertgebouw (Pays-Bas) en juillet 2014, à la salle Philharmonique de Liège en décembre 2014 ainsi qu’au Zenith de Pau en janvier 2015.

Son premier tour de chant, Chante !, mis en scène par Anne Bourgeois voit le jour au Théâtre Déjazet à l’automne 2014. Après sa prestation remarquée aux Chorégies d’Orange 2015, Isabelle incarne Mrs C dans la toute première adaptation musicale de la nouvelle de Stefan Zweig, 24h de la vie d’une femme, au Théâtre La Bruyère où tient l’affiche tout l’été 2016 avec sa dernière création Amour Amor.

Son tour de chant Oh là là !, créé pour l’édition 2015 du Fringe Festival d’Edimbourg, fait salle comble au Saint James Theater à Londres dans le cadre du London Cabaret Festival ainsi que pendant la semaine de clôture du Fringe Festival d’Edimbourg 2016 dans la Famous Spiegeltent.

Nicolas Kedroff

Balalaïka, artiste invité

La balalaïka est le symbole musical de la Russie. Petit instrument de musique triangulaire à trois cordes, son jeu est surprenant et fascinant. Sur scène, Nicolas Kedroff, en extrait l’intelligence, la virtuosité, les larmes et l’humour. Issu d’une famille de célèbres artistes russes, il est un balalaïkiste internationalement réputé. Deuxième prix du concours La Coupe du Nord (Russie), le musicien mène à la fois une activité concertante et pédagogique. Il s’est produit dans les cabarets russes parisiens Raspoutine et Balalaïka, dans de nombreuses salles et prestigieux festivals en France et à l’étranger. On le voit aux côtés de Ivan Rebroff, Mikhaïl Rojkov, des frères Ferré, ainsi que devant des personnalités artistiques et politiques de renom, dans d’innombrables soirées évènementielles, dans quantité d’ensembles, émissions de radio et télévision, les orchestres des Opéras de Lausanne, d’Anger-Nantes et de Lyon, ainsi qu’avec l’Orchestre National Russe de Balalaïkas Ossipov. Nicolas Kedroff a enregistré une trentaine de disques et est décoré Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres. La presse le qualifie de « virtuose de son instrument » ou bien « d’extraterrestre de la balalaïka.

Cyrille Lehn

Arrangeur

Pianiste et compositeur formé au Conservatoire de Strasbourg et au CNSM de Paris, Cyrille Lehn a très tôt été attiré par l’improvisation qu’il pratique sous des formes très diverses : récitals, accompagnement de films muets, concerts et spectacles. Ses compositions ont notamment été programmées au théâtre du Châtelet, au Festival de Radio-France à Montpellier, au Festival de l’Emperi… Passionné par les musiques traditionnelles et le jazz, il collabore avec le Sirba Octet depuis ses débuts. Cyrille Lehn est professeur d’harmonie au CNSM de Paris et enseigne l’improvisation au Conservatoire du XIVe arrondissement.